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| QUI A PEUR DE 2012 ? |
| 2012, LA FIN DU MONDE ? LA FIN D’UN MONDE, D’UNE SOCIETE… VOIRE D’UNE CIVILISATION ? DE QUOI S’AGIT-IL ? Ca y est, c’est parti ! Comme une traînée de poudre, la nouvelle, terrifiante, se fraie un chemin, explose à l’échelle planétaire, grâce à un film hallucinant sorti le 11 novembre sur les écrans du monde entier : « 2012 »… Ou la fin du monde telle qu’elle fut annoncée par les Mayas il y a des siècles, des millénaires, ou par les Indiens Hopis, selon lesquels un cataclysme mondial doit mettre fin à notre planète lors du coucher du soleil le soir du solstice d’hiver, le 21 décembre 2012. La rumeur apocalyptique enfle de jour en jour, et avec elle les proportions gigantesques des catastrophes attendues. Dès juin 2009, David Morrison, un astrobiologiste américain réputé, citait le nombre de 125 ouvrages disponibles sur Amazon relatifs à ce sujet angoissant. EN TANT QUE SOCIOLOGUE, je dirai en premier lieu que je suis très opposée, voire scandalisée par ce genre de productions catastrophistes, eschatologiques. Elles nous privent de l’oxygène de l’espoir- on se heurte sur le plan du temps à un mur infranchissable, à une fin définitive, style « il n’y a plus d’après », comme dans la chanson. Déjà impressionnants pour des êtres normalement constitués, imaginons les dégâts que ce genre de film peut produire sur des esprits jeunes et/ou sensibles et influençables. Le sentiment d’ « après moi, le déluge » peut générer des actes désespérés, extrêmes chez des enfants ou adolescents déjà peu gâtés par le monde peu engageant-et c’est une litote !- qui leur est proposé aujourd’hui. Le « trailer » du film-annonce de « 2012 » montre des cieux en flammes, des immeubles qui s’écroulent, les sols qui s’entrouvrent sous les pas des fuyards, à savoir nous autres, pauvres Terriens. Bref, les six milliards que nous sommes seront faits comme des rats, car il n’y aura pas d’échappatoire. Et, cerise sur le gâteau, ce film est ouvert à tous les publics : business oblige ! On me dira : rien de nouveau sous le soleil ! On a eu droit à « La Tour infernale », à « Independance Day » et autres chefs-d’œuvre du même genre, on est rodés, blasés. Eh bien, non, rien à voir. Tant qu’il y a distanciation, que l’histoire ne nous concerne pas, qu’elle se passe quelque part dans un « no man’s land », il y a distanciation, voire catharsis, comme dans les contes remplis de monstres pour enfants ou dans les films d’horreur dont certains sont friands- on aime se faire peur, c’est bien connu. Oui, mais de loin ! Tant qu’il s’agit d’une fiction improbable, virtuelle, tout va bien. On crie au loup, mais le problème est de savoir quand et si la fiction risque de devenir réalité. Et là, c’est une autre histoire ; l’imaginaire est dépassé, l’angoisse naît. Car il s’agit de 2012, de DEMAIN ! Or, cela peut avoir des effets pervers très graves sur la société, sur l’inconscient collectif. En outre, cela risque de geler nos motivations et nous rendre « aquoibonistes », comme dirait Gainsbourg, voire abouliques, en nous terrifiant. Last but not least, le « trailer », cynique, voire quelque peu sadique, conclut par un électrochoc : « Find out the truth ! ». Comme si l’individu lambda, le gosse de treize ans, la femme au foyer pouvaient se lancer dans une recherche tous azimuts sur l’avenir qui nous attend. On en rajoute une couche. En un mot, c’est l’horreur. Le produit d’une société déjantée, sans aucune empathie avec le monde. Seul compte le profit. Hélas, à trois ans de l’échéance fatale, gageons que « 2012 » va faire des petits, via des producteurs attirés par ce créneau juteux. A exploiter à tout prix, fût-ce au prix de la sérénité des millions de spectateurs qui ne manqueront pas d’aller voir « 2012 » et ses avatars à venir. Attendons-nous à une déferlante d’autres productions délétères du même acabit. Mais feront-elles aussi fort ? Voilà pour mon regard de sociologue. ET QUID DU REGARD DE L’ASTROLOGUE SPECIALISTE D’ASTROLOGIE MONDIALE ? Lire en premier lieu mon interview sur L’ILLUSTRE (que l’on trouvera sur ce site) pour en savoir plus sur l’hypothétique « Planète X » ou « Douzième Planète », Nibiru, alias Marduk (révolution autour du soleil de 3600 ans). Rappelons que Pluton, astre le plus lointain de notre système solaire, a une révolution de 248 ans, un souffle par rapport aux deux autres géants planétaires qui sont au centre desdites rumeurs. Des rumeurs réfutées par David MORRISON (cf. http ://astrobiology.nasa.gov/) et nombre d’autres astronomes ou astrophysiciens, qui accusent la trop grande imagination de Zacharia SETCHIN (auteur de « La douzième Planète », dont il fait remonter la découverte aux Sumériens) et qui nient énergiquement l’existence de ces deux astres. N’étant ni anthropologue spécialiste des Mayas, ni astrophysicienne, je me contenterai d’une analyse astrologique classique des cycles planétaires à venir. Si maintenant on se penche sur la conjoncture astrale de ce jour fatidique, effectivement, pour ces régions d’Amérique Centrale (Bélize, par ex.), lors du solstice du 21 décembre 2012, le Soleil se couche- se place exactement sur l’horizon est- à 17h 20, en dissonance avec les deux géants planétaires Uranus et Pluton (dont le carré ne sera alors qu’en formation). Lors du solstice d’hiver, le Soleil, dans son parcours (apparent) sur l’écliptique, atteint le maximum de distance (déclinaison sud) par rapport à l’équateur et semble s’arrêter dans le ciel: le jour est alors le plus court, la nuit la plus longue dans l’année. Le solstice d’hiver joue dans mainte tradition un rôle très important : dans le culte de Mythra, le 25 décembre était la fête du « Soleil invaincu », tandis que, dans le culte chrétien, le Christ participe du mythe solaire par sa naissance, le jour de Noël. 21 DECEMBRE 2012, LA FIN DU MONDE ? Pour en revenir à 2012, si les funestes présages se vérifient et si le monde doit disparaître, cela induit que, vu le décalage par rapport à nos latitudes (ou plutôt nos longitudes)- à Paris ou à Genève, par exemple-, cet événement effroyable se produira(it) à 0h 30, le 22 décembre 2012. Or, s’il est vrai que pour Bélize, les Noeuds Lunaires (miroirs d’événements collectifs) se placent alors exactement sur l’AS de ce lieu, ce n’est pas le cas pour d’autres lieux terrestres. En Europe, ce sera alors la nuit et le Soleil sera angulaire au Fond du Ciel. En bon aspect exact avec Neptune, planète du mysticisme, de la religion et de la spiritualité, gageons que le monde sera alors à genoux, dans un moment de fort recueillement, voire de repentance, pour les uns, de carpe diem échevelé pour d’autres (Vénus opposé Jupiter). Il est vrai qu’Uranus (la foudre, l’imprévu, les insurrections, krachs boursiers, bogues/blackouts…) se placera pour le monde en dissonance avec le mi-point Soleil/Pluton, une configuration pouvant générer des désordres divers et violents. Mais si l’on regarde cette constellation de plus près, on constate la présence de plusieurs aspects protecteurs (Pluton/Saturne, Nœuds Lunaires/Mars, Vénus/Uranus, Lune/Mercure..). Des aspects qui devraient jouer le rôle de modérateurs par rapport à la méchante dissonance Uranus/Pluton. Celle-ci est le vrai casus belli de toute cette période de remise en cause des acquis politicosociétaux, depuis leur conjonction dans les années 1966-68 (où elle fut accompagnée d’aspects pacificateurs, ce qui fit des Evénements de mai 68, une révolte/révolution relativement bon enfant). Après un flirt entre les deux astres en été 2011, puis en été 2012, leur dissonance se formera cinq fois- c’est exceptionnel !- en mai et novembre 2013, avril et décembre 2014, mars 2015, et sera exacte lors du solstice d’hiver de 2014, où cet aspect prendra de ce fait sa force maximale durant l’année 2015 (et cela spécialement en janvier, où les Nœuds Lunaires accentuent encore cet aspect de violence chaotique induisant de puissants événements collectifs). Apogée de cette période agitée qui aura vraiment commencé début 2011- avec des prémisses dès l’été 2010 !-, 2015 sera le théâtre de bouleversements drastiques dans le monde- et ce, à tous les niveaux- sociopolitique, économique, culturel, écologique, tellurique… MUTATION EN VUE ! 2014-2015 sera donc selon moi plus violent que 2012- même si l’éclipse du 13 novembre 2012 n’est déjà pas de tout repos ! On peut en effet s’attendre à un tournant majeur de nos sociétés et de notre échelle de valeur- poussés par de nouvelles et puissantes énergies, nous changerons notre Weltanschauung, nous remettrons en cause nos lois et règlements, un nouveau paradigme verra le jour, plus en adéquation avec les exigences du temps, de la démographie, de la faim dans le monde, des drames collectifs et des injustices criantes, de Gaïa moribonde, qui se verra encore violentée par de terribles catastrophes naturelles. On sera obligé de remettre l’église au milieu du village-et ce, dans tous les domaines. Mais cette transformation, inévitable et, au demeurant souhaitable vu la situation du monde d’aujourd’hui, révoltante à divers titres et proche d’un non –retour, ne se fera pas sans douleur. A la clé, des catastrophes naturelles et écologiques, mais aussi dans l’aéronautique (Challenger et Tchernobyl eurent lieu lors de la dernière dissonance d’Uranus/Pluton), des conflits armés (en 1966, c’était le Vietnam)- impliquant peut-être l’Extrême Orient, vu la présence de Pluton -, une crise massive de l’énergie et des ressources (pétrole, eau, etc), de la haute finance et des grands trusts, un tournant dans les moeurs sexuelles, et bien d’autres choses encore…L’été 2010, vu les grands cycles impliqués, apparaît déjà comme les prémisses de cet immense bouleversement sociétal. Mettons nos casques ! MAXIMA D’ACTIVITE SOLAIRE. Le savant russe Tychevsky a mis en relation, au début du XXè siècle, les périodes de maxima d’activité solaire avec un accroissement des phénomènes collectifs, style migrations, révolutions et guerres. Or, cette agitation solaire a une fréquence de 11ans et quelque… identique au cycle de Jupiter ! La dernière période d’activité maxima ? 2001 (!!), d’où la prochaine, à venir : 2012-2013 (il paraît qu’elle sera un peu en retard !). C.Q.F.D. CONCLUSION. La fin du monde en 2012 ? Non, mais à coup sûr, la fin d’un monde : la fin d’un monde trop déséquilibré, injuste, qui a perdu le nord. Notre monde doit retrouver la voie du Tao, la voie du juste milieu. Nous devons-et allons- changer de cap. Par la force des choses, la puissance des influx célestes. La fameuse phrase du Scorpion Paul Valéry va prendre tout son sens : « Nous autres, civilisations, savons aujourd’hui que nous sommes mortelles ». Mortelles, oui, mais ce ne sera peut-être pas encore pour 2012. Ni pour 2014-15, malgré des constellations alarmantes. 2020 verra une autre crise mondiale. Mais vivement 2026-27 ! Le monde se remettra de ses émotions et sera peut-être alors un long fleuve tranquille !? En attendant, changeons notre conscience et nous changerons le monde ! Comme dit le physicien B. NICOLESCU, « Nous sommes à un point de bifurcation entre l’autodestruction et l’évolution ». A toi, à moi, à nous tous de choisir. Avec l’aide des énergies positives, de nos anges, de Dieu, Yahvé ou Allah ! Ma réponse aux angoisses de 2012 a eu beaucoup d'échos, notamment dans L'Illustré et à la TSR Lire le dossier spécial de l'Illustré sur 2012 Voir la vidéo de la TSR |